ce monde de flou
Presstival le festival du journalisme romand
Lancée en 2025 par des journalistes venu·e·s de nombreuses rédactions, l’association Presstival compte désormais plus d’une soixantaine de professionnel·les réunis par l’amour du métier. Le festival est un grand bac à sable où grand public, médias, associations, politiques, société civile et expert·e·s peuvent se rencontrer, présenter leur travail et échanger. Le tout à prix libre!
Notre assemblée générale ordinaire aura lieu le 19 octobre 2026 à 19h, au Centre de formation des journalistes à Lausanne. Vous aimeriez nous rejoindre? C'est le moment parfait pour le faire! Plus d'infos ci-dessous. Vous recevrez ensuite l'ordre du jour et les documents usuels.
C'est lors de cette séance que nous allons discuter de l'avenir du Presstival et d'une troisième édition, nous vous attendons donc nombreux·ses!
Pour y participer, merci de vous inscrire avant la réunion à l'association. Cliquez ici
Une question? Contactez-nous via info@presstival.ch!
Le modèle économique de la presse peine à trouver un équilibre stable, tandis que la publicité migre vers les géants du web, qui exercent une influence toujours plus grande sur notre manière de nous informer. Il en résulte des vagues de licenciements massifs dans la profession depuis plus d’une dizaine d’années. Cette érosion de l’information a un impact inquiétant et difficile à mesurer sur notre capacité à vivre ensemble et à faire société.
Ouverture: l’entrée du festival est à prix libre. Les festivalier·ère·s versent le montant qu’ils et elles estiment juste et à la hauteur de leurs moyens. Vous pouvez également nous soutenir avec un don.
Indépendance: nous sommes apartisan·e·s, mais certainement pas apolitiques. Nous nous engageons à défendre les intérêts des professionnel·les des médias ainsi qu’une information indépendante et de qualité. Ce festival est organisé par la base : des journalistes, des photographes, des étudiant·es en journalisme et, plus largement, des professionnel·les réunis en association (à but non lucratif).
Accessibilité: inauguré en 1913, le stade de la Gurzelen ne dispose pas d’infrastructures pleinement adaptées aux personnes à mobilité réduite. Toutefois, l’équipe est spécialement sensibilisée aux enjeux
liés au handicap et vous indiquera les alternatives prévues sur place.
Si vous avez des besoins en accessibilité, n’hésitez pas à nous contacter en amont info@presstival.ch Nous nous engageons à faire notre maximum pour rendre l’expérience Presstival agréable à toutes et tous.
Éthique: l’association Presstival ne tolère aucune forme de discrimination (raciale, homophobe, xénophobe) au sens du code pénal. De même, les actes de violence (physique et verbale), d’incitation à la haine, de harcèlement, d’intimidation et les comportements déplacés n’ont pas leur place. Nous nous réservons le droit d’exclure du site toute personne ne respectant pas ces règles.
Le public, les intervenant·e·s et les membres s'engagent à suivre ces règles.
Isabelle Aeschlimann, Célia Bertholet, Albertine Bourget, Grégoire Brunat, Robin Carrel, Séverine Chave, Marion Chevalet, Caroline Christinaz, Julie Collet, Nicolas Comte, Etienne Coquoz, Victoria Corà, Indra Crittin, Valentine de Dardel, Clara De Richoufftz, Association décadréE, Mehdi El Ansari, Vladimir Farine, Florian Fischbacher, Barnabé Fournier, Letizia Furlan, Anne Gallienne, Flavia Gillioz, Frédéric Gonseth, Yoann Graber, Coline Grasset, Mélissa Henry, Florent Hiard, Adrien Krause, Essia Lakhoua, Etienne Meyer-Vacherand, Serge Michel, Léo Michoud, Tristan Miquel, Artiom Missiri, Grégoire Molle, Chloé Molle, Léo Mollier, Jessica Monteiro, Vlada Nazarenko, Bastien Nespolo, Claire Nicolas, Coraline Pauchard, Athénaïs Python, Jean-Guy Python, Aude Raimondi, Malick Reinhard, Charles Reinmann, Pauline Rumpf, Anne-Julie Ruz, Sophie Sager, Luc Schindelholz, Alexandre Tellier, Nora Teylouni, Francine Teylouni, Arthur Vermot-Gaud, Maxime Von der Muhll, Charlène Wicky, Anne Wyrsch, Olena Yatsenko.
Le comité 2026 est composé de: Séverine Chave (programmation), Adrien Krause (lien au public), Grégoire Molle (trésorerie), Tristan Miquel (présidence et partenariats), Jessica Monteiro (communication), Pauline Rumpf (logistique) et Alexandre Tellier (secrétariat).
Notre objectif pour cette édition était clairement d’attirer des festivalier·ère·s qui ne viennent pas de la profession. Lors des discours officiels, nous avons donc posé la question: «Qui ne travaille pas dans les médias?». Environ 40% des personnes présentes ont levé la main. Une très belle surprise pour nous.
Alors certes, ce n’est pas la statistique la plus fiable du monde, mais ça donne quand même une idée. C’est bien mieux que l’année précédente et donc, en toute objectivité puisque nous sommes juges et parties, le défi est gagné.
Le deuxième challenge, peut-être moins stratégique (quoique?), était d’améliorer l’offre de nourriture. La rupture de stock de poutine de l’année hante encore certain·e·s d’entre nous. Sur ce point également, nous nous sommes améliorés: les momos ainsi que les carbonnades flamandes ont connu un grand succès.
Nous avons vécu de beaux moments. Problème de riches: ils sont trop nombreux pour être tous cités. Voici donc un petit aperçu non exhaustif.
L'équipe technique a été héroïque. Ils et elles étaient moins d'une dizaine. Toutes et tous se sont connus sur les bancs de l’EPFL, certain·e·s y sont encore. C’est peu dire qu’ils ont vu les choses en grand en installant des systèmes lumières et son dignes des plus grands événements. Sans doute la folie de la jeunesse couplée à l’expérience du Balélec.
Si vous additionnez ces talents aux meilleurs technicien·ne·s de la RTS, cela donne la Presstiradio. C’était la grande nouveauté de cette édition. Des journalistes de GRRIF, RJB, de Radio Vostok et de RTS Première se sont unis pour proposer une grille diffusée sur le DAB+ et sur internet. On notera des transats et une terrasse comble pour l’interview de Philippe Revaz. Ce dernier a dû notamment longuement expliquer la ligne éditoriale du service public concernant les massacres à Gaza.
Nous aurions pu dire encore bien des choses, tant la programmation était vertigineuse. Mais terminons cette interminable tirade par la clôture du festival: le match d’improvisation. L’équipe de Suisse menée par le Cyrano du canton de Vaud, Blaise Bersinger, a affronté la Belgique. Un match basé sur les articles de Médor et de Heidi.news. Résultat: trois coupures de micro, plein de rires et une victoire pour les Helvètes à domicile. Mais rassurez-vous, là aussi tout va bien entre nos deux pays.
Le choix de la Gurzelen s’est révélé payant. En investissant ce lieu historique, le festival s’est décentré de l’Arc lémanique et a convaincu une foule, composée de journalistes et de membres du grand public, de faire le déplacement jusqu’à Bienne. En outre, le festival a touché toutes les générations: enfants, jeunes adultes, actif·ve·s et retraité·e·s. Les retours de la presse, des professionnel·le·s et des festivalier·e·s sont très positifs, ce qui nous réchauffe le cœur. Cet engouement confirme une chose: la création d’un espace de dialogue pour se retrouver et s’interroger sur le journalisme était nécessaire.
La journée a été rythmée par des discussions passionnantes et une atmosphère conviviale. «Le Presstival a prouvé qu’un festival de journalisme peut être à la fois pointu et ouvert, exigeant et joyeux», selon Céline Latscha dans son article pour Ajour.ch. La pertinence des rendez-vous proposés et des intervenant·e·s a ainsi été largement soulignée. La programmation a connu des moments particulièrement appréciés tels que la discussion autour de l’humour et du journalisme avec Thomas Wiesel, Jonas Schneiter et Matthieu Beigbeder, la table ronde sur le traitement médiatique de Gaza, qui a fait salle comble et le procès fictif proposé par Heidi.news, qui a marqué les esprits.
Conférences, débats, expositions, spectacles, écoutes de podcasts, speed-dating: le public a eu le choix entre 53 interventions réparties sur 10 scènes. Pour celles et ceux qui aimeraient découvrir ou redécouvrir les discussions, les vidéastes bénévoles ont capté les rendez-vous des scènes Dôme et Gradins. Vous retrouverez les liens vers les vidéos prochainement sur notre site Internet et sur YouTube.