Presstival
23+24MAI
2026
BIEL
BIENNE
TERRAIN
GURZELEN

Pour y voir clair dans ce monde de flou

EDITION 2026

Le journalisme est malmené? Le Presstival compte bien résister. On vous attend pour un week-end de rencontres et de festivités.

Au programme: des émissions et des ateliers radio avec la RTS, Radio Vostok, RJB, GRRIF et Fréquence Banane, ainsi que des débats passionnants avec Mediapart, Blick et RSF. Venez rencontrer celles et ceux qui font l’information: Public Eye, Le Courrier, Sept.info, Keystone-ATS, Le Monde diplomatique… Ou assistez à un match d’improvisation entre Heidi.news et Médor, mené par Blaise Bersinger.

Échangez avec des auteur·ice·s de BD journalistique, des réalisateur·ice·s de documentaires et des associations engagées pour la profession, comme LoiTransparence.ch, Investigativ.ch, Impressum, Syndicom et bien d’autres.

Et même si vous êtes fatigué·e·s parce que c’est votre seul week-end de congé depuis deux mois, vous pouvez simplement venir boire un verre, faire la sieste ou bronzer. 

En attendant le programme, découvrez les thématiques du festival

Promis, on ne vous infligera pas l’éternelle question de l’objectivité journalistique. Mais puisque le Presstival se veut surtout un lieu de réflexion sur nos pratiques, il y a lieu de s’interroger sur le positionnement politique des journalistes, leur engagement, leur posture et leurs armes face aux pouvoirs sous toutes leurs formes (étatique, policier, financier), et de questionner leur rapport d’amour/haine avec la communication.


Qui sommes-nous, où va-t-on et a-t-on raison d’y aller?

La fameuse «barrière de rösti» n’est pas que linguistique et gastronomique: elle est aussi journalistique. Les différences de perception entre la Suisse romande et la Suisse alémanique apparaissent régulièrement, que ce soit lors des votations, dans la couverture politique ou dans l’attention accordée à certains événements internationaux.


Comment ces divergences se reflètent-elles dans les médias des deux régions? Les rédactions reproduisent-elles ces différences, voire les renforcent-elles par leurs choix éditoriaux? Les Alémaniques l’emporteront-ils toujours sur les Romands… ou verra-t-on un jour l’émincé à la zurichoise faire de la place au papet vaudois à sa table?

Parce qu’elle traverse le monde, la violence traverse l’information. Guerres, drames, violences sexistes, attaques contre les journalistes, rendre compte de la violence et des vulnérabilités n’est pas un geste neutre. Les images, mots, angles éditoriaux peuvent éclairer les faits ou amplifier les tensions.


À travers des expositions, discussions et ateliers, ce fil rouge explore les dilemmes concrets des rédactions confrontées à la violence du monde et interroge la possibilité d’un journalisme capable de la dire sans la reproduire.

Le journalisme est fait de plusieurs disciplines, et le sport en est une bien particulière. Il nécessite des connaissances dans de nombreux domaines: qu’il s’agisse des changements météorologiques, de la densité des pectoraux, des propriétés d’un gazon synthétique ou des subtilités géopolitiques. Il faut aussi être passionné sans s’emporter, et toujours garder une certaine impartialité… même quand c’est votre équipe préférée qui est menée.


Peut-on être journaliste et supporter? Les journalistes sportifs le sont-ils? Le sport local peut-il vivre sans la presse locale? Comment couvrir le sport au féminin? Toutes ces questions seront parcourues en deux jours seulement. Le rythme sera haletant.

La confiance en la science vit-elle ses derniers jours ? Pour le savoir, le journalisme scientifique est un bon thermomètre. La moindre actualité autour d’un vaccin, d’un virus, d’une étude sociologique ou d’une publication universitaire suscite méfiance et parfois colère. Sur ces sujets, les journalistes sont attaqués et les revues scientifiques discréditées. Souvent à tort et parfois à raison. Car oui, la production scientifique est loin d’être exempte de critiques.


Entre études falsifiées, course à la publication et financements problématiques, il est parfois compliqué de savoir à qui se fier. À plus forte raison quand les rédactions se vident et que les émissions dédiées sont supprimées.


Qui fabrique aujourd’hui la confiance dans la science ? Qui la fragilise ? Et comment raconter la recherche sans la simplifier ni l’enjoliver? Sortez vos blouses et vos stéthoscopes: on ausculte un journalisme dans un état critique.

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