ce monde de flou
Presstival le festival du journalisme romand
Lancée en 2025 par des journalistes venus de nombreuses rédactions, l’association Presstival compte désormais plus d’une soixantaine de professionnel·les réunis par l’amour du métier. Le festival est un grand bac à sable où grand public, médias, associations, politiques, société civile et expert·e·s peuvent se rencontrer, présenter leur travail et échanger. Le tout à prix libre!
Le modèle économique de la presse peine à trouver un équilibre stable, tandis que la publicité migre vers les géants du web, qui exercent une influence toujours plus grande sur notre manière de nous informer. Il en résulte des vagues de licenciements massifs dans la profession depuis plus d’une dizaine d’années. Cette érosion de l’information a un impact inquiétant et difficile à mesurer sur notre capacité à vivre ensemble et à faire société.
Ouverture: l’entrée du festival est à prix libre. Les festivalier·ère·s versent le montant qu’ils et elles estiment juste et à la hauteur de leurs moyens. Vous pouvez également nous soutenir avec un don.
Indépendance: nous sommes apartisan·e·s, mais certainement pas apolitiques. Nous nous engageons à défendre les intérêts des professionnel·les des médias ainsi qu’une information indépendante et de qualité. Ce festival est organisé par la base : des journalistes, des photographes, des étudiant·es en journalisme et, plus largement, des professionnel·les réunis en association (à but non lucratif).
Accessibilité: inauguré en 1913, le stade de la Gurzelen ne dispose pas d’infrastructures pleinement adaptées aux personnes à mobilité réduite. Toutefois, l’équipe est spécialement sensibilisée aux enjeux
liés au handicap et vous indiquera les alternatives prévues sur place.
Si vous avez des besoins en accessibilité, n’hésitez pas à nous contacter en amont info@presstival.ch Nous nous engageons à faire notre maximum pour rendre l’expérience Presstival agréable à toutes et tous.
Éthique: l’association Presstival ne tolère aucune forme de discrimination (raciale, homophobe, xénophobe) au sens du code pénal. De même, les actes de violence (physique et verbale), d’incitation à la haine, de harcèlement, d’intimidation et les comportements déplacés n’ont pas leur place. Nous nous réservons le droit d’exclure du site toute personne ne respectant pas ces règles.
Le public, les intervenant·e·s et les membres s'engagent à suivre ces règles.
Isabelle Aeschlimann, Célia Bertholet, Albertine Bourget, Grégoire Brunat, Robin Carrel, Séverine Chave, Marion Chevalet, Caroline Christinaz, Julie Collet, Nicolas Comte, Etienne Coquoz, Victoria Corà, Indra Crittin, Valentine de Dardel, Clara De Richoufftz, Association décadréE, Mehdi El Ansari, Vladimir Farine, Florian Fischbacher, Barnabé Fournier, Letizia Furlan, Anne Gallienne, Flavia Gillioz, Frédéric Gonseth, Yoann Graber, Coline Grasset, Mélissa Henry, Florent Hiard, Adrien Krause, Essia Lakhoua, Etienne Meyer-Vacherand, Serge Michel, Léo Michoud, Tristan Miquel, Artiom Missiri, Grégoire Molle, Chloé Molle, Léo Mollier, Jessica Monteiro, Vlada Nazarenko, Bastien Nespolo, Claire Nicolas, Coraline Pauchard, Athénaïs Python, Jean-Guy Python, Aude Raimondi, Malick Reinhard, Charles Reinmann, Pauline Rumpf, Anne-Julie Ruz, Sophie Sager, Luc Schindelholz, Alexandre Tellier, Nora Teylouni, Francine Teylouni, Arthur Vermot-Gaud, Maxime Von der Muhll, Charlène Wicky, Anne Wyrsch, Olena Yatsenko.
Le comité est composé de: Séverine Chave (programmation), Adrien Krause (lien au public), Grégoire Molle (trésorerie), Tristan Miquel (présidence et partenariats), Jessica Monteiro (communication), Pauline Rumpf (logistique) et Alexandre Tellier (secrétariat).
Le choix de la Gurzelen s’est révélé payant. En investissant ce lieu historique, le festival s’est décentré de l’Arc lémanique et a convaincu une foule, composée de journalistes et de membres du grand public, de faire le déplacement jusqu’à Bienne. En outre, le festival a touché toutes les générations: enfants, jeunes adultes, actif·ve·s et retraité·e·s. Les retours de la presse, des professionnel·le·s et des festivalier·e·s sont très positifs, ce qui nous réchauffe le cœur. Cet engouement confirme une chose: la création d’un espace de dialogue pour se retrouver et s’interroger sur le journalisme était nécessaire.
La journée a été rythmée par des discussions passionnantes et une atmosphère conviviale. «Le Presstival a prouvé qu’un festival de journalisme peut être à la fois pointu et ouvert, exigeant et joyeux», selon Céline Latscha dans son article pour Ajour.ch. La pertinence des rendez-vous proposés et des intervenant·e·s a ainsi été largement soulignée. La programmation a connu des moments particulièrement appréciés tels que la discussion autour de l’humour et du journalisme avec Thomas Wiesel, Jonas Schneiter et Matthieu Beigbeder, la table ronde sur le traitement médiatique de Gaza, qui a fait salle comble et le procès fictif proposé par Heidi.news, qui a marqué les esprits.
Conférences, débats, expositions, spectacles, écoutes de podcasts, speed-dating: le public a eu le choix entre 53 interventions réparties sur 10 scènes. Pour celles et ceux qui aimeraient découvrir ou redécouvrir les discussions, les vidéastes bénévoles ont capté les rendez-vous des scènes Dôme et Gradins. Vous retrouverez les liens vers les vidéos prochainement sur notre site Internet et sur YouTube.